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Traduit de La Gazette de Montréal, le 14 février 2010
«Le prix des maisons devient dangereusement élevé.» (Gazette de Montréal, 12 février 2010).
Le spectre de taux d’intérêt plus élevés à l’avenir devrait préoccuper tout le monde. La question n’est pas de savoir SI cela va se produire, mais QUAND. Ceci étant dit, cela pourrait être tempéré si on corrigeait quelques problèmes au sein de notre système.
À l’heure actuelle, un acheteur peut obtenir les clés de sa nouvelle maison en ayant une dette pratiquement égale au prix total qu’il a payé pour la maison (95 pour cent du montant plus les frais de la SCHL). Si l’on ajoute à cela des périodes d’amortissement de 35 ans, on se rend compte qu’on est en train d’aider les gens à devenir propriétaires d’une maison dans laquelle ils ne vont pas détenir de valeur significative avant au moins dix ans.
Nous avons un excellent plan qui permet aux acheteurs d’une première maison d’emprunter à leur RÉER un montant pouvant atteindre 50 000 $ par couple pour l’utiliser comme versement comptant. Si un couple n’a pas réussi à faire quelques sacrifices pour mettre dans leur RÉER l’équivalent d’au moins 10% du prix d’achat de leur maison, pourquoi leur prêtons-nous de l’argent? Si nous nous contentons de faire les choses « à l’ancienne », c’est-à-dire un amortissement de 25 ans et un versement comptant de 10%, les gens vont commencer à augmenter leur actif plutôt que de simplement payer de l’intérêt et la stabilité du marché immobilier sera plus facile à atteindre. Sinon, nous ne sommes pas plus intelligents que les Américains, remplissant les poches de quelques-uns de gains à court terme et écrasant le reste d’entre nous de cauchemars à long terme.
John Deakin
Pointe Claire
Il semble que le gouvernement du Canada soit enclin à être d’accord avec John. Le 16 février, le ministre des Finances Jim Flaherty a présenté de nouvelles règles de prêt hypothécaire qui sont plus exigeantes pour l’emprunteur.
Tout d’abord, l’emprunteur devra démontrer qu’il est en mesure de faire face au paiement hypothécaire calculé au taux fixe à cinq ans avec un amortissement de 25 ans, et ce même s’il choisit une période d’amortissement plus longue ou un taux variable moins élevé.
Deuxièmement, le maximum que les Canadiens peuvent retirer lorsqu’ils refinancent leur maison sera limité à 90% de sa valeur et non à 95%.
Troisièmement, afin d’empêcher la spéculation immobilière, l’emprunteur qui veut se qualifier pour l’assurance SHCL sera désormais tenu de faire un versement comptant d’au moins 20% dans le cas des propriétés qui ne vont pas être occupées par le propriétaire.
Ces nouvelles règles entrent en vigueur le 19 avril.
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